| Update : Business Objects est à vendre. So What ? |
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Update : C'est finalement SAP qui a racheté Business Object. Prochainement un article qui revient sur cette évènement majeur dans notre petit monde du décisionnel
L'information a été révélée par le Figaro la semaine dernière et relayée sur plusieurs sites d'actualités : Business Objects aurait confié à la banque d'affaires Goldman Sachs, la recherche d'un acquéreur. Toujours d'après Le Figaro, cinq acquéreurs seraient sur les rangs, dont SAP qui serait le mieux positionné et IBM Mon premier sentiment est une vague inquiétude patriotique à l'idée de voir passer notre champion national du logiciel totalement sous pavillon étranger. Puis, rapidement on se projette dans l'avenir et on essaye d'imaginer ce que signifierai pour les solutions BO et pour le marché du décisionnel un tel rachat. Cet exercice d'anticipation n'étant pas facile, je me contenterai donc d'aborder les deux cas de figures les plus probables : Le rachat par SAP ou par IBM 1er cas : SAP absorbe BOPour beaucoup, nous voyons en SAP un monstre gentil qui année après année installe de façon inexorable son ERP dans toutes les entreprises de notre planète. Afin d'avoir les idées claires sur la notion d'ERP, je me permets de reprendre la définition disponible sur Wikipedia : Le principe fondateur d'un ERP est de construire des applications informatiques (paie, comptabilité, gestion de stocks...) de manière modulaire (modules indépendants entre eux) tout en partageant une base de données unique et commune. Cette définition est finalement très éclairante car elle souligne le rôle central de la base de données de l'ERP dont le modèle, souvent d'une très grande complexité, n'a pas vocation à être adapté selon les clients mais juste « paramétré ». On imagine alors très vite ce que deviendrait les solutions de Business Objects : « Des modules SAP de reporting et d'analyse de données pré-câblés sur la base SAP permettant d'obtenir très rapidement un portail décisionnel pré-formaté riche, moderne et complet à destination de tous les utilisateurs de l'entreprise» En d'autre terme, la logique d'achat de SAP serait de remplacer ses solutions d'analyse et de reporting décisionnel (SAP xApp Analytics et SAP NetWeaver BI), qui n'ont jamais vraiment fait l'unanimité auprès des utilisateurs, par une version de Business Object totalement spécialisée sur les données contenues dans son ERP maison. Par la même, cela permettra de réduire le coût de déploiement de SAP en limitant au maximum les investissements nécessaires à la mise en œuvre de tableaux de bord et de rapports basés sur les données contenues dans l'ERP. SAP pourrait aussi, au passage, profiter de la solution d'intégration de données BODI afin de capturer rapidement les données de l'entreprise qui ne seraient pas encore sous son contrôle. Dans ce premier cas de figure, on n'imagine donc pas vraiment SAP endosser le rôle d'éditeur majeur du décisionnel, mais conserver et même accroitre celui d'un fournisseur de SI clé en main dont la dimension décisionnelle aura été remis à niveau et au goût du jour. A moyen et long terme, cela signifie ne plus pouvoir acquérir Business Objects sans l'ERP SAP et un acteur majeur en moins sur le marché du décisionnel. 2ème cas de figure : Business Object intègre le giron des applications IBMCe cas de figure paraît finalement le plus naturel, car on ne peut que constater l'absence d'une solution de portail décisionnelle digne de ce nom chez IBM. Et pourtant, IBM a des sérieux atouts en main avec une base de données à hautes performances décisionnelle, DB2, et une solution d'intégration de données qui a déjà fait plus que ses preuves : IBM Information Server anciennement DataStage d'Ascential. Cependant, il manque toujours la couche présentation, analyse et reporting de données et ce n'est pas le composant WebSphere Dashboard Framework qui peut raisonnablement prétendre concurrencer Business Object, Cognos, Microsoft BI ou Oracle BI. On se surprendre alors à rêver d'une intégration de Business Object au sein l'univers IBM Information Server, afin de bénéficier d'une plate-forme décisionnelle toute bleue, multi OS (Unix, Linux, Windows, Aix) portée par une entreprise capable de faire face à Oracle et Microsoft mais aussi à Accenture et Capgemini. A moyen et long terme, un rachat de BO par IBM serait à mes yeux le meilleur avenir pour la plate-forme française et apporterai au marché du décisionnel beaucoup de lisibilité :
ConclusionLe rachat de BO par SAP ou IBM serait un évènement majeur qui offrirait deux perspectives totalement différentes. A titre personnel, je préférerai largement le deuxième cas de figure qui, sans changer radicalement le marché actuel, apporterai un contre pouvoir salutaire aux deux géants que sont Oracle et MS. Le premier cas de figure serait pour moi le signe d'un appauvrissement des technologies disponibles pour les projets de BI, même s'il apporterait certainement beaucoup d'oxygène à tous les petits éditeurs décisionnels qui essayent de se faire une place au soleil des données d'entreprise. Mais, il reste néanmoins une troisième voix, celle des institutionnels et autres fonds d'investissement qui pourraient vouloir investir dans une entreprise pleine de promesses afin de la revendre dans quelques années à SAP, IBM ou ... Google.
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